jeudi, 15 janvier 2026

(Fév. 2026) Webinar NIS2 et responsabilité

Olivier Iteanu est invité par la Société SOPHOS, société spécialisée dans la fourniture d'équipements et de logiciels de cybersécurité, à s'exprimer sur la Directive NIS2.

Plus spécialement, Maître Olivier Iteanu traitera de la question épineuse de la responsabilité.

La Directive NIS2 ne traite pas directement des questions de responsabilité juridique.

A l'instar du RGPD, dont elle se rapproche par sa structure, elle a plutôt pour objectif d'élever le niveau moyen de cybersécurité pour les entreprises de l'Union Européenne, afin de lutter contre les ruptures de services pouvant perturber le bon fonctionnement de la Nation.

A cet effet, la Directive crée une obligation de générale de cybersécurité tendant à imposer aux organisations les plus sensibles et les plus importantes en termes d'activité - dites entités essentielles et importantes - des mesures techniques, organisationnelles et fonctionnels appropriées en vue d'assurer un niveau de sécurité moyen.

La Directive crée ainsi un bras armé associé à la Directive, chargé d'informer, de sensibiliser, de contrôler et de sanctionner en cas de défaut de conformité, les organisations non conformes.

En France, selon toute vraisemblance, cette institution chargée de réguler, sera l'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Informations, dite ANSSI.

Mais la Directive, quand elle sera transposée en droit français, ce qui pourrait se faire dans le courant de l'année 2026,  pourrait générer des actions en responsabilité au titre des ruptures de services, des cyberattaques notamment, subies par les victimes de ces évènements, ce qui est une situation plutôt rare aujourd'hui.

En effet, cette nouvelle réglementation va apporter au régulateur la possibilité de mener des inspections très poussées au sein des organisations mêmes, notamment celles qui auraient subi une cyberattaque, pouvant donner lieu ensuite à des sanctions publiques. De la sorte que, pour les victimes de ces actes, aux vues de contrôles qu'ils ne peuvent pas opérer aujourd'hui, et des éventuelles sanctions prononcées par l'autorité de sanction, sans doute possiblement l'ANSSI, ceux-ci pourraient être nourries d'informations, de preuves auxquels ils n'avaient jusque là pas accès et dont ils pourraient se prévaloir dans une action en responsabilité demain devant un Tribunal de l'ordre judiciaire ou administratif.

Une évolution à surveiller qui pourrait pousser les organisations à, de plus fort, faire toutes diligences pour se rendre conforme à ce nouveau texte et aux mesures prescrites par l'ANSSI.

Inscription au webinar ici.

mercredi, 26 juin 2024

Cloud computing, une technologie qui a à elle seule des effets juridiques induits

Le cloud computing a été une révolution pour l'informatique.
Mais ce qu'on sait moins, c'est que cette technologie a aussi été une révolution pour le droit et en particulier le droit des contrats.
Passage en revue de ces effets juridiques induits.

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dimanche, 19 novembre 2023

Intelligence artificielle (IA), a-t-on vraiment besoin de réglementer ?

Depuis quelques mois, une frénésie s’est emparée de l’Europe, si ce n’est une peur panique.

L’avènement de Chat GPT, ses erreurs et ses approximations, mais son apparence de véracité ont suscité des interrogations sur les risques encourus dans l'usage de l'IA.

L’idée s’est alors imposée d’une réglementation à mettre en place pour régir l’intelligence artificielle et ses risques.

Mais est-il vraiment nécessaire de réglementer l'IA ?

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lundi, 21 août 2023

Limiter l'accès ou bloquer les sites, une nouvelle passion française

Chacun se souvient ici, de la Décision du Conseil Constitutionnel du 10 Juin 2009 qui censurait une Loi de la même année confiant à l'HADOPI, chargée de lutter contre le téléchargement illégal, la faculté de restreindre ou couper l'accès à internet, le Conseil considérant que "le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les titulaires du droit d'auteur".
Ce temps semble désormais révolu et dans une évolution générale et majeure passée inaperçue, il semble bien que la restriction ou le blocage de sites soit en passe de devenir une nouvelle passion française.

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mercredi, 8 juillet 2020

Le smartphone plus fort que le permis de conduire

Il y a quelque jours, je m’apprêtais à faire un virement via l’application sur mon smartphone mise à disposition par ma banque, quand je m’apercevais que le montant du virement dépassait le plafond autorisé par l’application.

Je me résignais alors à me rendre au guichet de ma banque.

Là, j’étais reçu par une guichetière, une jeune femme agréable, courtoise mais ferme.

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mercredi, 6 mai 2020

Audience en visioconférence, le Tribunal de commerce de Paris montre la voie

Ce 30 Avril 2020, en plein confinement et crise sanitaire et alors que les Tribunaux de commerce sont fermés, le Président du Tribunal de commerce de Paris rend pourtant une décision dans laquelle Iteanu Avocats est intervenu.

Il s'agit d'un litige portant sur le service Google Ads.

Iteanu Avocats assiste cinq sociétés numériques qui s'opposent aux Sociétés Google France et Irlande.

Les plaidoiries se sont tenues huit jours plus tôt, mais sans déplacement, ni transport d'aucune sorte, en visioconférence.

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dimanche, 5 janvier 2020

La donnée personnelle n'est pas toujours celle que l'on croit

Avec l’entrée en application largement médiatisée du RGPD en 2018, chacun croit savoir savoir ce qu’est une donnée personnelle ou à caractère personnel.

Il est vrai que la donnée personnelle est précisément définie depuis la première loi de 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés qui a institué la CNIL.

Cette définition est désormais reprise et détaillée à l’article 4 du RGPD.

On peut la résumer par la formule suivante : toute information susceptible d’identifier, directement ou indirectement, une personne physique .

Pourtant la définition est trompeuse.

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mardi, 24 septembre 2019

L’algorithme ne sera pas mon juge

Legaltech, intelligence artificielle, dématérialisation, etc. … Au fur et à mesure que la société toute entière bascule sur ou autour des réseaux numériques, phénomène que l’on nomme la transformation numérique, les algorithmes se multiplient et peuplent le quotidien du citoyen.

En particulier, on voit se développer une offre de logiciels dits de justice prédictive, basée sur des algorithmes.

A partir de la collecte des décisions de justice déjà rendues, et de leur comparaison, ces logiciels prétendent anticiper le résultat attendu d’un procès à venir, sur la base d’algorithmes intégrés dans le phénomène plus large dit de l’intelligence artificielle.

La définition de l’algorithme retenue par Wikipedia est la suivante: « un algorithme est une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d'instructions permettant de résoudre une classe de problèmes. »

L’ordinateur exécute ensuite l’algorithme ce qui aboutit à automatiser un certain nombre d’opérations.

Dans ces conditions, l’algorithme peut-il aboutir par la voie d’opérations automatisées, à rendre un jugement en lieu et place d’un juge fait de chair, de sang et doté d’une âme ?

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